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Une nouvelle approche de Pourim

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Style de vie

Une nouvelle approche de Pourim

Pendant le mois de Adar nous avons pour obligation d’être joyeux. Mais ce n’est guère chose évidente. 
 
Nous traversons tous un exil personnel, collectif. Surtout en ce moment où le voile est tellement intense que nous restons impuissants face au déroulement des événements, sans savoir de quoi le lendemain sera fait. 
 
L’homme, dans sa caractéristique, et dans le but d’une dimension de survie, a depuis toujours manifesté le besoin de contrôler sa vie et les événements qui surviennent. Or, nous sommes témoins aujourd’hui que l’homme n’a ni contrôle, ni puissance, et qu’aucun bien matériel ne peut le préserver, et que par une particule invisible, des empires et puissances jusque là inatteignables s’effondrent. 
 

Se focaliser sur le positif

 
L’homme a aussi tendance à se focaliser sur le négatif qu’il habite en lui, à ses défauts. Par souci d’évoluer et de s’améliorer, il est sans cesse en introspection, à se remettre en question, et portera son regard sur le passé. A cause de cela, il sera susceptible de tomber dans le désarroi, le désespoir, l’amertume et la tristesse. 
 
Mais c’est justement à ce moment-là, qu’il se rappellera que lors de Pourim il y eut un reversement de situation. (Voir l’histoire de Pourim)
 
D.ieu est capable de tout ; des miracles par les voies de la nature, comme des miracles qui imposent une transformation totale des voies de la nature.
 
Nous comprenons de là que le sens du mois de Adar est de se focaliser sur le bien qui est en nous, nos qualités, nos valeurs, les grandes choses que l’on aura accomplies…
 

Kippour et Pourim

 
Le jour de Kippour est, d’apparence, tout à D.ieu. Puisque l’on demande à  l’homme d’annuler sa matérialité en jeûnant, priant, implorant la miséricorde divine, afin d’accéder à une élévation divine.
 
Le Gaon de Vilna demande donc : “De ce fait, où est donc la partie – qui est pour vous – dans le jour de Kippour?”
 
Réponse : dans la fête de Pourim ! Kippour -> Ke-Pourim ! (Même racine)
Yom Kippour représente l’effort d’en bas pour accéder à l’élévation spirituelle – et le travail est effectué en “brisant” la matérialité. Tout pour D.ieu. 
 
Mais Pourim, complètera le travail de Yom Kippour en faisant descendre l’élévation divine dans la plus grande matérialité – le festin, boire et manger, offrir des mets, écouter la Meguila – les mitsvots à appliquer le jour de Pourim ! 
 
Ces deux jours ; KIPPOUR et POURIM sont donc les deux jours dans l’année où l’homme regardera en arrière :
 
KIPPOUR – sur ses fautes 
POURIM – sur la force de ses bonnes actions qui ont pu faire renverser la balance ! 
 
Le but du Yetser ara – les forces opposées au bien – est de nous faire tomber dans la tristesse de nos fautes – car là ou il n’y a pas de joie – la bénédiction ne peut résider et intervenir. A nous donc de déjouer son objectif, et d’être fiers de nous-mêmes, et du potentiel dont nous avons – et nous en sommes capables ! 
 
Car c’est de cette manière-là en nous valorisant et en mettant l’accent sur nos qualités, que nous arriverons à nous donner plus de forces et de courage pour affronter l’avenir, et devenir meilleurs !
Moushka Samoun

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Blogueuse et Influenceuse Mode et Beauté

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